Une belle chanson qui nous donne notre mission

Noël ! Il y a quelque chose de magique à Noël. Les traditions de nos cultures occidentales sont tous liées à l’histoire que nous venons de lire. Des traditions dans nos familles où souvent Marie et Joseph prenait leur temps durant les semaines de l’Avant à se diriger vers l’étable. Les bergers qui faisaient leur travail avec leurs brebis qui ne s’approchait de l’étable que le soir de Noël. Le bébé Jésus était gardé souvent dans un tiroir jusqu’à ce soir où il pouvait finalement prendre sa place dans la mangeoire.  Les rois mages gardaient leur distance jusqu’à l’épiphanie, parce qu’on savait tous qu’ils n’étaient pas là le soir de Noël ! Toutes ces traditions qui nous enseignaient l’histoire de la naissance de Jésus.

En plus, nous avions tous les chants de Noël qui nous racontaient l’histoire, Çà bergers, assemblons-nousDans cette étableIl est né le divin enfant….Minuit Chrétien…On ne les entend plus aussi souvent à radio, les jeunes de nos jours n’ont pas les mêmes chances d’apprendre cette belle histoire. C’est la réalité.

Tout cela étant dit, il faut être honnête, savoir ce qui est vraiment arrivé à la naissance de Jésus est presque impossible. Toutes ces histoires sont des mythes, mais des mythes religieux. Cela veut dire qu’elles sont là pour nous apprendre des vérités importantes. Ces histoires ont été créées pour nous donner une leçon importante, que Dieu a tellement aimé cette Terre qu’il a envoyé son fils pour la sauver, pour être une lumière qui guidera tous et toutes.  

Ce soir, j’aimerais qu’on regarde l’histoire d’un autre point de vue.

La tradition nous raconte que Marie a eu un message d’un ange pour lui dire qu’elle allait concevoir un enfant par le pouvoir de l’Esprit Saint. Joseph, son fiancé, en apprenant qu’elle était enceinte, allait annuler le mariage prévu, discrètement. Un ange lui dit de l’épouser quand même.

Dans un petit village, il n’y a rien de discret, tout le monde l’aurait su, comme dans nos petits villages d’antan, sur le perron de l’église, La petite Marie de 14 ans est enceinte. Qui est le père ?

Cela n’a pas dû être facile pour elle, c’est sans doute pour cela qu’elle a quitté Nazareth durant sa grossesse pour se réfugier pour quelques temps chez sa cousine Elizabeth.

Cette semaine, en préparant mon homélie de ce soir, c’est à cela que je pensais. Jésus, qu’on chante sa naissance avec gloire, a été élevé dans ce climat de commérage, de rejet social.

Mais, c’est à un enfant, avec son géniteur inconnu, dans les yeux de son milieu, que Dieu a choisi et a donné cette mission importante d’être le Messie.

J’aimerais qu’on pense un peu à cette vérité. Dieu a donné à un homme, Jésus, que ses voisins auraient méprisé, une mission si importante. On aurait pensé que Dieu aurait bien pu choisir quelqu’un avec un meilleur background.

Saviez-vous que Dieu est toujours en train de faire la même chose ? Dieu prend des personnes comme vous et moi pour continuer cette même mission de Jésus, de sauver cette Terre.

Peut-être vous vous dîtes, je suis Raymonde, Marie-Claire, Massa, Jocelyne, Georges, avec toutes mes petites ou grosses choses dans mon passé, Dieu ne peut pas m’utiliser. Ce n’est pas vrai !

C’est la première leçon que j’aimerais que vous reteniez de ce soir.

Qu’en vous penserez à Jésus, dites-vous, Dieu l’a choisi, avec un début que beaucoup aurait condamné, pour sauver cette Terre, et il m’a choisi, malgré toutes mes lacunes, pour continuer le travail.

Mais qu’est-ce que cela pourrait dire pour vous ? Ce sera quoi votre mission ? C’est mon deuxième point que j’aimerais qu’on regarde ce soir.

Écoutez une chanson de Noël, qui n’est pas traditionnelle, qui pourra vous aider dans votre discernement.

Jésus Christ s’habille en pauvre, ‘Faites-moi la charité !

Jésus Christ s’habille en pauvre, ‘Faites-moi la charité !

Des miettes de votre table, je ferai bien mon dîner.’

‘Madame, qu’êtes en fenêtre, faites-moi la charité !

Madame, qu’êtes en fenêtre, faites-moi la charité !’

‘Ah ! montez, montez, bon pauvre,

Un bon souper trouverez.’

Comme ils montaient le degrés,

Trois beaux anges les éclairaient,

Comme ils montaient le degrés,

Trois beaux anges les éclairaient,

‘Ah ! ne craignez rien, Madame,

C’est la lune qui paraît.’

 

Cette chanson de Noël, avec un ton un peu plaintif, n’est pas du tout typique des chants de Noël. Elle nous rappelle ce que Jésus a dit, comme adulte, beaucoup plus tard. Chaque fois nous aidons une personne en besoin, nous l’aidons. Chaque fois que nous visitons des prisonniers, nous le visitons. Chaque fois que nous accueillons un réfugié, nous l’accueillons. Chaque fois que nous donnons de la nourriture à une personne qui a faim, c’est au Christ qu’on la donne. Chaque fois que nous aidons les personnes malades, à St Justine où au Chum, c’est Jésus qu’on aide.

C’est cela la mission que Dieu nous donne, de continuer à faire du bien, de continuer à améliorer le sort de ceux et celles qui sont dans le besoin. Et d’une façon qu’on ne peut comprendre, nous servons le Christ !

Mes amis, ce soir de Noël, nous célébrons cette belle histoire de Dieu qui nous a tellement aimé qu’il nous a donné son fils, Jésus.

En pensant à Jésus, on est encouragé à reconnaitre que Dieu nous a aussi choisi, malgré toutes nos lacunes, malgré notre passé, pour faire une différence sur cette terre, de continuer le travail du Christ.

Le comment est simple, en aidant tous ceux et celles qui sont dans le besoin. En faisant ce qu’on peut pour améliorer cette terre que nous avons héritée.

Et n’oubliez pas, en aidant, nous le servons !

Jésus-Christ s’habille en pauvre !

 

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