La Transfiguration par la base de la montagne

Le dernier dimanche apres l’épiphanie

Exode 34, 29-35 ; Ps 99 2 Cor 3, 12-4:2 ; Luc 9, 28-36

La Rev. Dre. Deborah Meister

Bonjour! Nous sommes arrivés à la dimanche avant le Carême, c’est à dire, le dimanche de la Transfiguration. Nous écoutons l’histoire de la transfiguration deux fois chaque année; la Fête de la transfiguration est célébrée, proprement, le 6 aout, qui est aussi la date à laquelle la bombe atomique est tombée sur Hiroshima. Cette coïncidence nous confronte avec le contraste entre la lumière divine et la lumière diabolique, entre la lumière qui donne la vie, et la lumière qui la détruit.

Cette semaine, nous sommes encore là, avec le fait de l’invasion d’Ukraine et cette lecture qui semble ne pas lui parler du tout. Ici, sur la terre, nous voyons des vies brisées. Là, sur la montagne, nous avons une apparition surnaturelle. Quoi dire, alors? Est-ce que notre foi a des mots pour un tel temps?

Je voudrais dire, “Oui,” mais arriver à ce “oui” n’est pas facile. Il nous demande de mettre de coté le façon habituel d’entendre cette histoire. Habituellement, nous parlons de Pierre et de Jaques et de Jean comme des amis privilégiés de Jesus. Ils formaient le cercle le plus proche de Jésus. Ils étaient ceux qui ont été invités à voire la gloire du Christ à sa transfiguration et aussi à partager ses tourments à Gethsemane.

Mais je voudrais approcher la Transfiguration aujourd’hui par la coté, c’est à dire, par la base de la montagne. À la fin de cette conte, quand la vision est terminé, quand la lumière céleste s’en va, Jésus et ses trois disciples descendent de la montagne. Quand ils sont arrivés à la base, ils trouvent une grande foule qui crient leurs besoins: d’être nourri; d’être écouté; d’être guéri. Et entr’eux, les neuf autres disciples, qui sont entrain d’offrir ces guérisons. Et tant qu’ils sont joyeux de voir Jésus parce-qu’ils ont trouvé un garçon qu’ils ne pouvaient pas soigner, le fait qu’ils ont été choqués de ne pas pouvoir le faire suggère qu’ils étaient habitués de réussir.

Je ne pense pas que cette foule a apparu dès le temps que Jésus à grimpé sur la montagne. Je suspecte qu’elle était là tout le temps. Que Jésus et ses disciples étaient entrain d’enseigner et de guérir quand l’heure de la transfiguration est arrivée, et que Jésus à choisi trois disciples pour aller avec lui, et qu’il a également choisi neuf pour continuer le travail de miséricorde. Je suggère que ce n’était pas un cas des amis préférés et des amis en qui Jésus a manqué de confiance, mais des amis à qui il a confié une sorte de travail et des amis à qui il a confié une autre.

La distinction est importante. Si on croit que les trois ont été préférés, on fait la division entre quelques gens qui sont vraiment saint, et tous les autres. Mais si on croit que les deux groupes de disciples ont été choisis, on croit que les deux groupes étaient également saints. Que la vie de prière qui est symbolisé par la transfiguration est tant saint que la vie de la miséricorde active qui est représenté par les neuf disciples et le fou. On peut dire que la vision de la transfiguration était une forme de préparation pour que les trois disciples peuvent continuer leur travail, et on peut dire aussi que les autres neuf auront besoin d’un temps de prière pour eux-mêmes.

La lien entre les deux formes de la vie chrétienne est intégrale. Nous sommes entourés chaque jour par les voix de ce monde, par les voix qui nous rappellent aux valeurs qui ne sont pas les valeurs de Jésus. Elles nous disent que la valeur d’une personne est sa capacité comme travailleur, pas sa potentielle humaine. Elles nous disent qu’avoir des choses est de réussir. Que les relations entres les personnes sont principalement instrumentales; que nous devons utiliser les uns les autres pour avancer, et que nous ne devons pas gaspiller nos heures avec les gens qui n’ont pas la capacité de nous aider. Elles nous disent que réussir est tout: que nous pouvons — que nous devons — faire n’importe quoi pour arriver au sommet de la montagne: la montagne terrestre.

Immergés dans ces voix, nous risquons de perdre la seule voix qui compte: celle de Jésus. C’est seulement si nous prenons du temps pour la prière, pour partager nos coeurs avec Jésus, que nous pourrons écouter la voix de Jésus, comprendre les commandes de Jésus, suivre dans le chemin de Jésus. Nous avons tous besoin de la vision de sa gloire, et de comprendre que sa gloire n’est pas la gloire de ce monde.

Mais si nous nous en tenons uniquement avec la vision, nous négligerons ses commandements, parque-qu’ils nous a commandé de montrer son amour les uns aux autres. Saint-Basile le grand a demandé, “De qui l’ermite lavera les pieds?” Les actes corporels de la miséricorde prépare notre âme pour l’agrandissement de la grace en nous. C’est en voyant les malades que nous apprenons à désirer que tout le monde soient guéri. C’est en nourrissant les affamés que nous gagnons la faim pour la justice. C’est en voyant ceux et celles qui ont été brisés par ce monde que nous commençons à désirer le royaume de dieu.

Cette semaine, nous sommes tous effrayés par la rapacité et la cruauté de Vladimir Putin. Il sont peux d’hommes qui soient heureux de tuer des milles de personnes pour augmenter leur image du soi. Mais, si nous sommes honnêtes, nous devons admettre que la différence entre lui et plusieurs d’autres est une différence du dégrée, pas du type. Beaucoup d’entre nous se content de mettre de coté les interêts justes des autres pour favoriser les leurs. Plusieurs personnes dans notre société sont heureux de préserver les privileges de certaines groupes même si cela porte atteinte aux opportunités ou à la liberté des autres. Peu d’entre nous aiment d’une manière qui est vraiment sacrificielle, du moins au-delà des limites de nos familles proches. Nous avons tous besoin de la vision de la gloire de Jésus pour ne pas succomber aux tentations de ce que ce monde appelle la gloire.

Alors, nous devons regarder à Jésus. Nous devons écouter à Jésus. Nous devons prier à Jesus d’ouvrir nos coeurs et nos vies à l’amour de Jésus. Et puis, nous devons faire la travail de Jésus, pour être transformer en Jésus. L’apôtre Paul nous enseigne que la cette transformation est le but de notre vie en Christ: “Nous contemplons en Christ, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur ; ainsi, nous sommes transformés pour être semblables au Seigneur, et nous passons d’une gloire à une gloire plus grande encore.” (2 Cor 3, 18) Alors, notre vie n’est pas sans objectif, et cet objectif n’est ni le pouvoir ni l’or ni le sang du champs du bataille. Le vrai but de notre vie est la gloire du Christ, la gloire de l’amour inlassable qui entoure notre douleur, qui guérit notre souffrance, qui nous donne la vie qui est vraiment vie, et qui ne prendra fin jamais.

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