2

Temps de laisser le mariage aux notaires

Le mariage est un état honorable et saint et un don de Dieu dans la création, mais bien que l’amour soit intégral à la vie chrétienne, le mariage ne l’est pas.
L’Église anglicane n’a jamais enseigné que le mariage soit un sacrement de l’évangile et dans certaines des provinces de la Communion anglicane les prêtres sont même obligés selon le droit canonique de marier des couples non-baptisés.   Jésus ne s’est lui-même pas marié et il n’était pas un grand défenseur de la vie de famille non plus : Il prêchait à ses disciples que les familles seraient divisées, pères, mères, soeurs, frères, enfants – les uns contre les autres en son nom. L’apôtre Paul considérait que la vie de celibataire était le meilleur choix, même pour ceux et celles qui étaient déjà fiancés.  Les adhérents d’autres fois se marient, et leur mariages sont de vrais mariages, bien qu’ils ne soient pas des mariages chrétiens.

L’église des premiers siècles ne célébrait pas les mariages.  Les presbytres ne mariaient personne.  Les couples mariés se mariaient d’abord selon la loi et puis ils venaient à l’autel pour recevoir ensemble la sainte communion et leur mariage était donc béni au nom du Christ.   Je crois que maintenant il est grand temps de laisser le mariage aux notaires et à l’état, là ou ce devoir trouve sa place légitime,  et que l’église doit retourner à sa vocation de bénir les gens au nom du Christ à l’autel – ce que nous faisons le mieux.  Oui, que les gens continuent à porter leurs grandes robes blanches et qu’ils entrent dans l’église à la musique de Mendelssohn s’ils le veulent, mais nous, nous serions enfin libres de l’arrogance d’imaginer que l’église a le droit ou le pouvoir de définir ce qui constitue un vrai mariage – et ce qui ne le constitue pas. Jésus a dit « ce que Dieu a uni » il n’a pas dit « ce que l’église a uni ».  Il a choisi ses mots très sagement.

C’est vrai que l’église aurait, dans ce cas-là, un autre problème, mais ceci serait un problème que devons être prêts à aborder.  Il nous faudrait déterminer qui et quoi nous pourrions bénir au nom du Christ, et la signification d’une telle bénédiction pour une personne, ou un couple, ou une maison, ou un dictateur dans une régime oppressive, ou même du matériel militaire.

Plutôt que de discriminer les personnes gaies, en ne leur permettant pas de se marier à l’église, nous traiterions de façon équitable les personnes gaies et les personnes hétérosexuelles.  Tous et toutes auraient  le même droit de se marier légalement devant le notaire.   Mais, bien sûr, cela lancerait un défi à la majorité hétérosexuelle d’abandoner au nom de la justice, un trésor qui leur est cher.

Le très révérend Paul Kennington

Commentaire (2)

  1. répondre
    Raymonde Proulxdit

    Merci d’avoir partagé votre réflexion avec les francophones non-bilingues.

  2. répondre
    Raymonde Proulxdit

    Merci d’avoir partagé votre réflexion avec les francophones non-bilingues.

Poster un commentaire