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La liberté dans le jêune

*  Ceci, est-ce un jeûne pour nettoyer son placard du gras,  

C’est toujours avec un peu de jalousie que  j’observe les enfants juifs qui rigolent en train de chercher le chametz avant la Pâque, ou que je vois les familles musulmanes qui fêtent le soir,  et qui rient en partageant le grand repas de jêune du Ramadan.  Pour les chrétiens notre jêune du Carême devient très vite une pénitence ou une occasion de se sentir très coupable – pourtant, ça pourrait être tellement le fun !

Tout d’un coup nous avons l’excuse parfaite pour essayer quelque chose de nouveau – sans avoir à s’engager pour l’éternité !  Si on changeait notre régime ? – par exemple – Si on commençait un régime ! Si on lisait ce livre qui nous  attend depuis toujours.  Si on s’arrêtait de lire des livres ! Si on se couchait tôt, ou se levait tôt –  et si jamais quelqu’un nous demande ‘pourquoi tu fais ça ?’ nous n’avons qu’à dire ‘C’est mon Carême’ – fin de la discussion !  Quelle liberté !

Nous pouvons nous rappeler que le sabbat a été fait pour nous, et non pas nous pour le sabbat.   Nous pouvons dire ‘Ce Carême je me donne un peu de temps pour être moi-même’ ou ‘un peu de temps avec mes amis’ ou ‘avec des autres’ ou ‘avec ceux et celles qui ont besoin de moi.’

*  Jeûnons, donc, de l’inimité et des vieux désaccords,  et de la haine.
* du poème ‘Lent’ de Robert Herrick (1591–1674)

Et moi, pour ma part, j’ajouterais – et ce Carême – vivons donc un peu !

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