Voir aussi Les collections numérisées du Canada: Le site Patrimoine Religieux
La Cathédrale Christ Church, comme tout autre église gothique, est construite en forme de croix, le maître-autel étant situé dans l'extremité est. Les orientations "est", "ouest" et autres sont utilisées ici selon leurs définitions ecclésiastiques et n'ont pas leurs significations géographiques. La plus longue section de la partie est-ouest de la croix est appelée la nef. La plus courte est le choeur, au fond duquel se retrouve le sanctuaire avec le maître-autel. Les deux branches de la croix forment le transept nord et le transept sud ( gauche et droite ).
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Nous débutons notre visite au portail ouest, i.e. l'entrée principale de la Cathédrale. À votre entrée, vous êtes dans la nef. Les arches gothiques, soutenues par des colonnes, sont couronnées par des sculpture représentant les différents types de feuillages que l'on retrouvait sur le Mont-Royal à l’époque de la construction de l'édifice, soit en 1857.
Aux quatre coins de la nef se retrouvent les têtes des quatre évangélistes et sur les côtés, les plaques commémoratives et vitraux donnés à la Cathédrale. Sur deux autres plaques, se trouve la liste des évêques du Diocèse et sur l’autre celle des doyens de la Cathédrale. Les sculptures d'anges qui ornent la Cathédrale réfèrent à une légende voulant que l'évêque Fulford, premier evêque de Montréal, eut été impatient de prouver que, par leur présence, les prières de l'église sur la terre sont toujours données en association avec celles de tous les fidèles au ciel.
En vous approchant du maître-autel par l'allée centrale, vous apercevez la chaire, à gauche des marches du choeur. La chaire est utilisée par ceux qui prêchent à la congrégation. Lorsque fut bâtie la Cathédrale, la chaire était placée au milieu des marches du choeur, obstruant ainsi la vue déjà difficile du sanctuaire et de l'autel. Elle fut déplacée sur le côté gauche de la nef, près de la troisième colonne et finalement de cet emplacement jusqu'à sa position actuelle. L'inscription sur le dessus de la chaire se lit :
"Allez tous de par le monde et annoncez la Bonne Nouvelle"
Une représentation de Saint-Paul se retrouve au-devant.
À gauche et au-dessus de la chaire, sur le mur, se retrouve la croix de Coventry, présentée à la Cathédrale en 1953 par le doyen de la Cathédrale de Coventry en Angleterre. Elle fut confectionnée a partir de clous recueillis dans les ruines de la vieille Cathédrale de Coventry, tombée sous les bombes en 1940.
En passant dans le choeur, dirigez-vous maintnenant vers le maître-autel qui, avec son retable, est une des pièce importante de cette église. Le retable, situé derrière l'autel, fut on ajout tardif. Il fut consacré à la fin de la Première Guerre mondiale en commémoration des soldats morts au front. Des scènes familières de la vie de Jésus-Christ se retrouvent au bas du retable. Au-dessus de ce dernier, dans l'ordre habituel, se tiennent saint Georges, saint Martin de Tours ( l'armistice de 1918 ayant été signée le jour de sa fête ), saint Laurent ( Jacques-Cartier arriva sur le fleuve le jour de l'anniversaire du saint ), le Nicolas de Myre ( patron des marins ) et finalement saint Michel l’Archange, patron des aviateurs. Les parements de l'autel sont composés de remarquables exemples de l'oeuvre de Mlle M. E. Evans, qui fut la brodeuse du diocèse pendant de nombreuses années. On en dénombre quatre, de différents couleurs pour rerésenter les saisons de l'année religieuse. Les croix que l'on aperçoit sont des reproductions de certains types gothiques et celtiques.
À votre gauche en faisant dos à l'autrel en face à la porte "ouest", se trouve le Trône de l'Évêque ou 'Cathedra' ( d'où l'église-mère du diocèse tient son nom ). Le revêtement du dossier du trône est fait du tissu qui fut utilisé pour décorer l'abbaye de Westminster lors du couronnement du roi George VI.
En quittant le sanctuaire pour retourner dans le choeur, vous apercevez les stalles des chanoines, réservés aux chanoines de la Cathédrale qui ensemble forment le chapître, présidé par le doyen de Montréal. Les offices du matin et du soir sont célébrés quotidiennement dans ces stalles. Au-dessus des stalles du choeur, à votre gauche, on remarque une copie canadienne datant du dix-huitième siècle du tableau de Léonard de Vinci, La dernière cène. Cette peinture était sur les murs de la première Cathèdrale (alors sur la rue Notre-Dame ). En décembre 1856, cette toile fut sauvée des flammes qui détruisèrent l'édifice par un soldat d'un régiment voisin qui la découpa de son cadre avec son épée. Elle fut donc épargnée et possède depuis une valeur historique et sentimentale.

Après avoir dépassé la première arche, vous êtes directement sous la flèche et clocher de la Cathédrale. Cet édifice s'inspire de l'église de la paroisse de Shettisham de comté de Norfolk en Angleterre. La Cathédrale de Frédéricton au Nouveau-Brunswick en est un autre example. Le clocher, originalement en pierre, fut démonté en 1927 car il était trop lourd pour les fondations de l'édifice. Treize ans plus tard, une nouvelle flèche, celle-ci en aluminium et copie fidèle de l'originale, fut installée. L'emplacement sous le clocher se nomme croisée. Le dimanche, on y retrouve l'autel pour les célébrations eucharistiques.
Dans le transept nord, en quittant le choeur, vous trouverez à votre droite la chapelle de saint Jean de Jérusalem. Cette chapelle, dans laquelle est célébrée quotidiennement l'euchariste, est la seule chapelle au Canada de l'Ordre souverain de Malte mieux connu par l'oeuvre de l’Ambulance Saint-Jean.
De la chapelle, dirigez-vous maintenant vers le baptistère. C'est ici que sont baptisés enfants et adultes dans le sacrement d'entrée dans la communauté chrétienne. En quittant le baptistère et en vous dirigeant vers l'extrémité ouest de l'église, vous voyez, à l'arrière et à gauche, la chapelle des enfants. La tapisserie est une oeuvre d'Ottilie Fodor, artisane de l'Estrie. On y retrouve la crèche a Noël et le jardin de Pâques.
Au-dessus de la porte ouest se trouve le jubé, construit en 1981 et le troisième orgue de la Cathédrale, un instrument à traction mécanique du facteur Karl Wilhelm. En 1992, on y a ajouté un jeu d'anches de 32 pieds. Le premier orgue que possèda la Cathédrale était un don de Roi George III. On en fait mention dans le roman "The Newcomes" de Thackeray. Un deuxième orgue fut construit en 1950 en commémoration aux victimes de la Deuxième Guerre mondiale.



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